Vous avez essayé de méditer sans vraiment y trouver votre compte ? Rassurez-vous, vous êtes loin d'être seul. Bien souvent, ce n'est pas la méditation qui ne fonctionne pas, mais les attentes que nous plaçons en elle. Faut-il arrêter de penser ? Se sentir immédiatement apaisé ? Méditer longtemps pour ressentir des effets ? Dans cet article, nous revenons sur les idées reçues les plus fréquentes pour vous aider à découvrir la méditation sous un autre angle, plus simple, plus réaliste… et peut-être plus juste.

Vous pensez que la méditation ne fonctionne pas ? Et si vous lui demandiez simplement… autre chose ?

"J'ai essayé la méditation. Ce n'est pas pour moi."

Cette phrase revient souvent. Certains abandonnent après une seule séance, d'autres après quelques jours. Ils ont l'impression que rien ne se passe, que leur esprit continue de vagabonder ou qu'ils ne ressentent pas le calme qu'ils espéraient. Ils en concluent alors que la méditation n'est tout simplement pas faite pour eux.

Pourtant, si cette impression venait moins de la méditation elle-même que de ce que nous en attendons ?

Nous vivons dans une société où tout va vite. Lorsque nous commençons une nouvelle activité, nous espérons souvent des résultats rapides. Nous aimerions nous sentir immédiatement plus détendus, plus concentrés ou moins stressés. La méditation, elle, suit un autre rythme. Elle ne cherche pas à produire un effet spectaculaire en quelques minutes, mais à transformer progressivement notre façon d'être en relation avec nos pensées, nos émotions et notre quotidien.

La plus grande idée reçue : croire que méditer consiste à ne plus penser

C'est probablement le malentendu le plus répandu. Beaucoup imaginent que méditer consiste à faire le vide dans son esprit. Dès qu'une pensée apparaît, ils pensent avoir échoué.

En réalité, notre cerveau est conçu pour produire des pensées. Il le fera toute notre vie. La méditation n'a jamais eu pour objectif de les faire disparaître. Elle nous invite plutôt à les observer lorsqu'elles surgissent, puis à revenir doucement vers notre respiration, les sensations du corps ou les sons qui nous entourent.

Il est même assez fréquent d'avoir l'impression de penser davantage pendant une séance. En réalité, les pensées étaient déjà présentes ; elles étaient simplement recouvertes par le bruit de la journée, les notifications, les conversations ou les multiples sollicitations auxquelles nous sommes habitués. Lorsque tout ralentit enfin, elles deviennent simplement plus visibles.

Vouloir réussir sa méditation est parfois ce qui l'empêche

Nous avons aussi tendance à évaluer chacune de nos séances. Ai-je été suffisamment concentré ? Suis-je vraiment plus détendu ? Est-ce que j'ai bien médité ?

Ces questions sont compréhensibles, mais elles nous éloignent souvent de l'expérience elle-même. Une séance pendant laquelle l'esprit s'est échappé vingt fois n'est pas une mauvaise séance. Au contraire, chaque fois que nous remarquons que notre attention est partie ailleurs et que nous la ramenons avec bienveillance, nous entraînons justement cette capacité d'attention que la méditation cherche à développer.

Autrement dit, le succès d'une séance ne se mesure pas au nombre de pensées que nous avons eues, mais à notre capacité à les accueillir sans nous juger.